LETTRE DE BERGEN (75)
(de Fort Williams, extrémité W du canal calédonien à Bergen)
du Mardi 13 Juin au Mardi 20 Juin 2017
A notre mouillage paisible en face de Fort Williams et au pied de l’escalier de Neptune je parcours sur mon IPhone les dernières nouvelles de France et d’ailleurs. Je sursaute en lisant la nouvelle que l’eau du Bosphore, à la grande surprise des Stambouliotes, est passée en ce moment de la couleur bleue à une couleur turquoise laiteuse. Un spécialiste du laboratoire de biologie marine de Roscoff explique que cela est dû à une variété de phytoplancton au nom ésotérique. Ces milliards de microorganismes végétaux ont une ultra fine pellicule de calcaire qui, par leur reflet, confère à l’eau cette couleur. Voilà certainement l’explication du même phénomène que nous avons observé il y a quelques jours en mer d’Irlande. On se croyait aux Bahamas sur les photos qu’a prises Dany, mais par 100m de fond et ciel couvert et non pas par 2m de fond de sable blanc d’une eau parfaitement transparente qui confère sa couleur turquoise magnifique à ce coin de Paradis.
Mardi 10 Juin, 8h40. A déraper l’ancre pour se présenter à l’écluse de mer de Corpach entrée W du canal. Au Sealock Office je me fais soulager de quelques 300 pounds. Le péage est salé même si l’eau y est douce !
On dit d’ailleurs que les Ecossais sont avares comme l’illustre l’histoire du petit écossais que nous raconte JP. Il rentre de l’école et dit tout fier à son père : « Papa, j’ai couru derrière le bus et gagné le prix du billet ! ». Le père mécontent lui flanque une baffe : « espèce d’imbécile, tu ne pouvais pas courir derrière un taxi ! »…..
Mais l’entretien de ces canaux à la charge essentielle des plaisanciers doit effectivement coûter cher et les subventions sont rares ici ; le « user » doit payer et cher car le trafic y est modeste, tout au moins hors la courte saison des vacances d’été.
Cette fois-ci le canal est plus large et les écluses sont télécommandées par le personnel des Scotland canals, très serviable et accueillant au demeurant. Pour Maurice et Mimiche après le canal Crinan c’est le repos, même s’il faut manipuler les amarres. Deux écluses et un demi-mille plus loin Balthazar franchit après attente de leur ouverture un pont tournant qu’un train touristique à vapeur franchit quelques minutes après, derrière nous, puis un pont tournant permettant à la route côtière de Corpach à Fort Williams de franchir le canal. Nous voici au pied de l’imposant escalier de Neptune : 8 écluses successives, telles des marches d’escalier, permettent aux bateaux d’escalader la colline. Mimiche et Dany restent à terre, tenant à la main après les avoir détachées les aussières que Maurice à l’avant, JP à l’arrière contrôlent. Elles accompagnent Balthazar en marche avant lente qui passe dans l’écluse suivante, faisant ainsi à pied l’ascension de l’escalier de Neptune tout en bavardant avec les touristes qui parcourent les rives du canal à pied. Après deux écluses complémentaires à Gairlochy nous voici au niveau du premier, le loch Lochy, des quatre lochs occupant le Great Glen, la grande faille calédonienne (la Calédonie est l’ancien nom de l’Ecosse). Celle-ci, orientée du NE au SW résulte d’un glissement de l’ordre d’une centaine de km, lent (depuis le Silurien, se poursuivant au début du Dévonien datant d’environ 400 millions d’années, résultant de la collision de plaques tectoniques. Ses mouvements de glissement se poursuivirent durant le Carbonifère, en changeant de sens).
Ces quatre lochs, creusés par la glaciation quaternaire, permettent de parcourir un peu moins des deux tiers de la distance d’une centaine de kilomètres qui sépare Corpach et Inverness (la faille elle-même est environ trois fois plus longue, se prolongeant jusqu’en Irlande), le canal qui les relie couvrant l’autre tiers.
Même si le temps est couvert le panorama est magnifique : forêts de conifères, montagnes, bruyères, clairières vert tendre parsemées des tâches blanches que font les moutons, cascades puissantes. La nature est préservée ici alors que de très rares maisons sont perdues dans la forêt. A l’extrémité du loch Lochy un resserrement puis un virage en parant un petit promontoire sur lequel est construit un phare conduit au charmant petit hameau de Laggan. Le canal reprend là sur une courte distance. Une dernière écluse montante donne accès au loch Oich. Celui-ci, plus étroit et intime, aux berges sinueuses, constitue le point haut de ce parcours à près de 32m au-dessus de la mer.
Quelques bouées marquent par endroits des bancs de sable à contourner.
En fin d’après-midi, après avoir quitté le loch Oich et franchi la première écluse descendante un ponton désert dans un endroit bucolique nous tend les bras. Ici le canal bordé de bruyères et de mousses épaisses, traverse une superbe forêt. A tourner les amarres pour la nuit. Dans le silence nous écoutons avec recueillement le chant de nombreux oiseaux. Un peu plus loin en marchant sur le chemin de ce canal aux abords impeccablement entretenus des hirondelles font un va et vient incessant avec leurs nids de boue séchée blottis sous le débord du toit d’une petite maison jouxtant une écluse solitaire.
C’est dans un endroit tout proche, à Gairlochy, que lors de notre passage avec Marines Philippe (Reboul) en allant satisfaire un besoin naturel découvre des girolles. Quelques minutes plus tard il nous ramène un plein panier de ces délicieux champignons tout frais qui nous régaleront avec une omelette légère et mousseuse comme savait les faire Anne-Marie. Elle avait la main leste et le geste rapide pour bien la battre.
Le lendemain à 8h30 pétante, je me rends à pied, pour faire un peu d’exercice et profiter de cette belle nature, à la petite cabane de l’éclusier qui contrôle l’écluse suivante de Kytra pour savoir quand je peux passer. Je tombe sur une femme revêche qui vient tout juste de prendre son service. C’est l’exception qui confirme la règle de grande courtoisie et serviabilité de tout le personnel des Scotland canals. Malgré son accueil désagréable elle ouvre les portes sans nous faire attendre. A une faible distance nous voici au sommet d’une volée d’écluses successives, symétriques de l’escalier de Neptune, qui nous déposent après une longue attente en contrebas dans le Loch Ness. Passage sympathique et animé par des touristes à Fort Augustus. Des cohortes de japonaises notamment s’agitent en tenant leur smart phones au bout d’une tige pour se prendre leur autoportrait devant Balthazar. L’une d’elle est rattrapée par Mimiche avant qu’elle ne tombe dans le canal en reculant pour bien cadrer sa photo. Il faut de tout pour faire un monde mais quand même la proportion de narcissiques devient inquiétante.
Balthazar s’engage alors dans la longue traversée d’une vingtaine de milles du fameux loch mais le monstre reste bien caché : Nessie où es-tu ?
Un chenal resserré balisé par des bouées latérales nous fait pénétrer dans le quatrième et dernier petit loch, le Loch Dochfour. Long d’à peine un mille il comporte un long bief déversant l’excédent, très important en ce moment, des eaux du loch Ness en crue dans la grosse rivière, je devrais dire fleuve, Ness qui prend ici sa source. Attention à ne pas se faire aspirer par ce bief que nous longeons vers lequel les eaux se précipitent en bouillonnant. Après avoir passé l’écluse descendante de Dochgarroch nous arrivons devant le dernier obstacle qui nous sépare de la Caley Marina où nous attend notre nouvelle chaudière arrivée comme prévu entre-temps (ouf !). Un homme du canal, courtaud, bedonnant, au crâne dégarni, à lunettes et grosses chaussures nous accueille devant le pont tournant de Tomnahurich. Extrêmement serviable il téléphone à la marina et nous explique que celle-ci est en fait une activité annexe du chantier qui ne peut recevoir des gros bateaux comme Balthazar que de façon temporaire pour une intervention. Il nous conseille de passer la nuit au ponton qui suit immédiatement le swing bridge quand il ouvrira celui-ci après le rush hour d’Inverness. Dîner agréable au Beefeater, un steak house à 5 mn à pied du bateau juste en face d’un superbe terrain de golfe. Un grand filet est d’ailleurs tendu entre des arbres pour protéger les baies vitrées des balles égarées. Nous trinquons gaiement, nos verres remplis de ales et lagers pour fêter l’arrivée de la nouvelle chaudière. Le temps était doux. Aux escales nous faisions sécher le linge et le bateau en faisant marcher deux heures le soir la climatisation avec le groupe ou le courant du quai si nous nous trouvions dans une marina. Nous n’avons donc pas souffert du froid. Mais en faisant prochainement du Nord et pendant les longues traversées en eaux froides de la mer du Nord ou de Norvège il en serait allé autrement.
Il est bien agréable de retrouver dans ces contrées humides et frisquettes une température douillette au petit déjeuner, un bateau sec et des radiateurs sèche-linge bien chauds.
Le lendemain matin une agréable marche d’une vingtaine de minutes sur le chemin le long du canal longeant un green impeccable où courent des lapins m’amène à l’heure dite , 8h30, à l’ouverture du chantier. Je retrouve Ken que j’ai eu plusieurs fois au téléphone pour confirmer notre jour d’arrivée ainsi que la date d’intervention, ce Jeudi 15/6 en début de matinée, pour vérifier que notre chaudière était bien arrivée, qu’il avait bien le bon code des couleurs pour modifier le câblage du connecteur reliant la chaudière au bateau nécessaire au changement de standard de chaudière (la mienne n’est plus fabriquée et remplacée par une Mark II) et qu’il avait bien l’outil spécial nécessaire. Nous avons cette fois bien encapé : Ken fiable et précis a bien préparé le travail en se procurant par Internet la documentation précise du fabricant allemand. Il, nous remet entre les mains d’un technicien très sérieux qui fait le job rapidement après que Balthazar soit venu accosté un ponton d’accueil mis temporairement à notre disposition. Essais, contrôle de bonne marche une heure plus tard, nous pouvons à l’heure du déjeuner revenir à notre bien agréable ponton du swing bridge pour profiter d’Inverness et d’un repos bien mérité, soulagé d’avoir réussi à commander, faire livrer, installer et essayer une nouvelle chaudière en temps masqué sans retarder le programme de la croisière entre Vendredi après-midi dernier et ce Jeudi 15 Juin, avec un week-end au milieu. Bingo !
Après une grasse matinée un bus à deux pas de notre swing bridge nous amène en une dizaine de minutes ce Vendredi 16 Juin au centre d’Inverness. Cette petite ville est assez étendue, animée et dominée par un château de grés rose sur une colline. Montés au sommet du donjon une belle vue panoramique sur la ville, la rivière Ness et son estuaire s’offre à nous.
Certains d’entre nous sacrifient au rituel : manger dans un restaurant modeste des Haggis, c’est-à-dire de la panse de brebis farcie. Cela ressemblait davantage à des alouettes sans têtes farcies aux abats de brebis (pour les non marseillais les alouettes sans têtes sont des sortes de paupiettes mais roulées dans une fine tranche de bœuf et non pas de veau, farcies de diverses manière provençale ; ma mère en faisait d’excellentes). Ceux-là étaient quelconques et je compte bien corriger le tir en en achetant sur le chemin du retour de Norvège au bon boucher chez qui Mimiche a acheté à ma demande un gigot et des côtelettes dans la rue centrale. Elle nous dit que ceux qui étaient préparés là avaient bien meilleure allure. Nous verrons cela. En tous cas le traditionnel gigot bien aillé par nos soins et cuit au four du bord le lendemain était excellent. Dans ces Highlands aux pâturages remplis de moutons il est impossible de trouver un bon gigot au restaurant. Les barbares le font bouillir !
Samedi 17 Juin. Nous quittons notre ponton qui fut finalement bien agréable pour descendre la dernière volée d’écluses qui nous permettra de rejoindre la Seaport Marina où nous ferons les pleins d’eau et de gasoil ainsi que les dernières courses avant d’appareiller demain pour Bergen. Arrêt à un ponton pour attendree que l’écluse s’ouvre. Au moment de larguer les amarres pour s’y engager le moteur refuse obstinément de démarrer et pourtant le démarreur tourne. Essai en mettant en parallèle la batterie groupe avec les trois batteries de démarrage du moteur (le Perkins demande un très fort couple au démarrage !). Rien n’y fait. Ouverture des compartiments batteries pour les tester : nous trouvons des batteries avec des connexions en parfait état et convenablement chargées. C’est donc probablement le gasoil qui n’arrive pas. L’essai de démarrage avec le circuit de secours ne donne rien. La conclusion s’impose : il est très probable que c’est le solénoïde qui coupe l’arrivée de gasoil lorsqu’on appuie sur le bouton stop du moteur (plus exactement le solénoïde maintient le petit piston retiré lorsqu’on met le contact et que le moteur tourne, puis un ressort le repousse pour couper l’arrivée de gasoil à la pompe à injection lorsqu’on appuie sur stop) qui est en cause J’avais eu un incident identique en rentrant l’an dernier de la Baltique avec Jean-Jacques (Auffret). C’est Axel Chevalier, de la SECODI La Rochelle, que je connais bien car il m’a fait un contrôle et tarage des injecteurs en 2013 qui m’avait expliqué alors que c’était la panne la plus probable. Il m’avait recommandé de taper doucement avec un marteau pour tenter de le débloquer. Cela avait marché et, craignant que cela ne se reproduise je lui avais commandé immédiatement un solénoïde de rechange que j’avais ramené dans les meilleurs délais sur Balthazar comptant lui faire faire le remplacement (car l’accès pour glisser une clé à œil de 24 est difficile et nécessite d’après lui de scier une clé pour faire le job, clé spéciale qu’il a dans sa caisse à clous) cet hiver à La Rochelle à l’occasion du carénage. Il se trouva qu’Axel était en congé à ce moment là, et cet incident ne s’étant pas reproduit depuis après de très nombreux démarrages j’ai fait l’erreur, après avoir hésité, de remettre cet échange à plus tard et de repartir cette année en croisière en l’état. Et voilà le prix de ma négligence. Maurice après avoir démonté deux boulons du support de la commande de gaz parvient à tourner la clé par petits pas et à démonter le solénoïde, très dur à débloquer (il lui faudra gréer sur la clé un levier important pour y arriver) pour le remplacer par la rechange. Le moteur redémarre instantanément. Ne voulant pas nous retrouver en rade dans une écluse plusieurs démarrages et arrêts confirment que le problème est compris et réglé. Je vais quand même en commander un neuf pour reconstituer mon stock de rechanges. Il semble bien qu’une douille longue de 24 (je n’ai que des courtes à bord) aurait facilité ce démontage. A commander aussi.
Lundi 19/6 par 0°3’W et 58°48’N. Je viens de prendre mon quart du matin à la suite de Maurice qui fait le quart de 4h à 7h (moi faisant un premier quart, du coucher des matelots jusqu’à 1h du matin, JP faisant celui de 1h à 4h). Brouillard à couper au couteau, veille radar, crachin. La mer du Nord est calme. Les fichiers météo nous promettent des vents rentrant dans la journée du NW puis revenant à l’W en fraîchissant progressivement de la force 4 à la force 6 en soirée et demain. En attendant le moteur ronronne à 1100 t/mn.
Hier nous avions appareillé à 7h30 de la Seaport marina. L’éclusier contacté la veille avait bien voulu venir dès 8h pour ouvrir le pont tournant puis l’écluse de mer de Clachnaharry qui ouvre l’accès au large estuaire ensablé de la Ness. Avec le jusant nous filions au moteur en régime économique à près de 9 nœuds en suivant attentivement les zones de profondeur suffisante après être passé sous un grand pont suspendu, Kennock bridge. L’impressionnant fort St Georges garde au bout d’une presqu’île la sortie de l’estuaire vers le Moray Firth et la mer du Nord.
Le vent rentre doucement comme prévu du NW force 4 vers 10h30 alors qu’une pluie fine continue à maintenir une visibilité réduite. A dérouler le génois. A l’allure rapide du petit largue Balthazar file entre 7 et 8 nœuds en route directe sur Bergen. Les structures métalliques imposantes des nombreuses plateformes pétrolières donnent un très gros écho radar sur l’écran. Voici alors que le temps se lève celle de Harding sur le Bergen Ground dont nous voyons bien la torchère alors que nous la dépassons à 3 milles sur bâbord puis celle de Jotun sur tribord à deux milles. A leur passage les accros attrapent la WIFi mais il faut aller vite car Balthzar cavale. Chaque plateforme dispose, mouillé à ses côtés (les eaux de la mer du Nord ne sont pas profondes, 50 à 100m en moyenne), son bateau ange gardien et support logistique, dont l’image AIS apparaît bien sur le traceur de route. A prendre deux ris dans la Grand’Voile avant la nuit alors que nous recevons sur le Navtex un bulletin météo spécial norvégien annonçant un coup de vent sur la zone météo juste au Nord de Bergen confirmant le renforcement du vent annoncé par les fichiers grib. Balthazar file maintenant à plus de 8 nœuds au largue alors que le vent de force 6 maintenant est passé à l’W comme prévu. Les dames trouvent que Balthazar devient très remuant, chaque passage de vague venant de l’arrière du travers donnant un bon coup de gîte. A gréer les toiles anti-roulis sur les bannettes si on ne veut pas se faire éjecter de la couchette.
A ce train Balthazar avale rapidement les 360 milles qui séparent Inverness de Bergen. A la reprise de mon quart, ce Mardi 20 juin à 7h les côtes norvégiennes sont en vue. A passer l’horloge du bord à l’heure norvégienne TU+2 (le Royaume Uni était à TU+1) et à remplacer dans le lecteur de cartes la carte électronique C-Map des côtes Atlantiques européennes par celle couvrant les côtes de Norvège. Je suis chaque fois épaté que l’on réussisse à mettre dans une sd-card de 2x3cm la quantité phénoménale d’informations (trait de côtes, îlots, récifs, dangers, amers, phares, bouées, cardinales, marques diverses, plateformes pétrolières, lignes de sonde, ports, abris, zones de courants forts, zones de brisants, détails sur différentes couches permettant de zoomer jusqu’à des échelles de 1/10000ième etc….ceci sur de telles étendues de côtes. La première fois que j’ai renoncé à regrets aux cartes papiers c’étaient précisément en préparant une croisière sur les côtes de Norvège avec Marines en 2005. Ces côtes sont tellement découpées, bordées de milliers d’îles, îlots et récifs entre lesquels on navigue que l’échelle de 1/50000ième est indispensable, voire 1/10000ième dans certains passages. J’avais vacillé devant le budget et le volume de cartes papiers (près de 3000€) alors qu’une seule sd card couvrant toutes les côtes de Norvège, jusqu’au Spitzberg, me coûtait de l’ordre de 300€. Mais on n’arrête pas le progrès ; pour avoir une redondance en cas de panne de mon installation j’ai téléchargé au départ sur une tablette les excellentes cartes Navionics de la zone pour 45€ ! Sur l’Iphone c’est même jouable comme je l’ai fait en dépannage en Baltique l’an dernier.
A 9h37 Balthazar embouque l’entrée du Kosfjord en passant par le travers du phare d’atterrissage de Hillarunnane (5°00’ E, 60°08’N) alors que le temps s’est levé et que des rayons de soleil éclairent les premières maisons rouge foncé norvégiennes.
Nous sommes tous contents de retrouver des eaux plates car la mer était vraiment bien cabossée cette nuit et ce matin. Entrée superbe à la voile dans ces fjords qui se ramifient et se succèdent : Raunefjord puis Bysfjord qui nous conduit à la rade de Bergen. La belle et ancienne capitale de la Norvège étage ses belles demeures sur les flancs de la montagne boisée. A leur pied le port de commerce est rempli de bateaux de croisière. Une presqu’île à l’extrémité boisée le sépare de Vägen, le vieux port de Bergen. A 13h30 nous tournons nos amarres au cœur de la ville ancienne. Balthazar est accosté au quai du Fismarket très animé. Sur le quai d’en face, à un jet de pierre, se pressent les hautes maisons anciennes des maisons de commerce de la ligue hanséatique. A nous, Bergen !
Aux parents et ami(e)s qui nous font la gentillesse de s’intéresser à nos aventures nautiques à travers ce carnet de voyages.
Pour lire d’autres lettres de Balthazar ou voir des photos et documents visitez le site de Balthazar artimon1.free.fr
Equipage de Balthazar :
Le capitaine, JP (Merle), Mimiche (Durand), Maurice et Dany (Lambelin)